- Valerie Samson
- Mise à jour le
Comment les équipes robotiques gèrent les incidents terrain au quotidien
Dans un environnement robotique, le vrai défi n’est pas seulement la conception des machines.
C’est la gestion quotidienne des alertes, des logs, des codes erreur et des tickets incidents générés par les robots en exploitation.
Dans la plupart des projets, les équipes R&D découvrent rapidement une réalité opérationnelle : un robot en production ne fonctionne jamais dans un environnement parfaitement stable. haque jour, les systèmes robotisés remontent une multitude d’événements techniques : erreurs de navigation, pertes de signal, arrêts de sécurité, codes erreur liés aux capteurs, niveaux de batterie faibles ou missions interrompues.
Ce flux continu d’alertes constitue le cœur du monitoring robotique, car il reflète l’état réel du terrain et conditionne la capacité des équipes à réagir rapidement pour maintenir les robots en exploitation.
Dans la plupart des projets, les équipes R&D découvrent rapidement une réalité opérationnelle : un robot en production ne fonctionne jamais dans un environnement parfaitement stable. haque jour, les systèmes robotisés remontent une multitude d’événements techniques : erreurs de navigation, pertes de signal, arrêts de sécurité, codes erreur liés aux capteurs, niveaux de batterie faibles ou missions interrompues.
Ce flux continu d’alertes constitue le cœur du monitoring robotique, car il reflète l’état réel du terrain et conditionne la capacité des équipes à réagir rapidement pour maintenir les robots en exploitation.
Du monitoring au ticket : la réalité du terrain
Dans un système robotique, le monitoring ne se limite pas à afficher des dashboards techniques.
Il constitue le point de départ d’un flux continu d’événements qui traduisent la réalité de l’exploitation sur le terrain.
Au fil de la journée, la plateforme robotique génère :
- des alertes système
- des logs techniques
- des notifications d’erreur
- des tickets incidents
Chaque événement déclenche un cycle opérationnel simple mais incontournable : il doit être analysé, qualifié, puis traité ou escaladé vers le bon niveau d’expertise.
C’est ce cycle qui rythme l’exploitation quotidienne d’une flotte de robots.
C’est ce cycle qui rythme l’exploitation quotidienne d’une flotte de robots.
Dans beaucoup de projets, ce flux d’incidents est directement envoyé vers une équipe R&D, un intégrateur ou un support technique interne. Les ingénieurs se retrouvent alors sollicités pour des situations très concrètes : robot arrêté, mission interrompue, capteur en défaut.
Le problème n’est pas technique, mais organisationnel. Faute de premier niveau dédié, les équipes expertes passent une partie importante de leur temps à gérer des incidents mineurs, au détriment des sujets d’évolution produit.
Le problème n’est pas technique, mais organisationnel. Faute de premier niveau dédié, les équipes expertes passent une partie importante de leur temps à gérer des incidents mineurs, au détriment des sujets d’évolution produit.
Le vrai problème : le volume de tickets N1
Dans la majorité des déploiements robotiques, la répartition des incidents suit une logique classique :
Les incidents de niveau 1 correspondent à des situations très concrètes :
Ces situations ne demandent généralement pas une analyse approfondie ni une intervention R&D. En revanche, elles nécessitent une action rapide pour éviter l’arrêt prolongé du robot.
- 60 à 80 % : incidents simples et répétitifs (N1)
- 15 à 30 % : incidents intermédiaires (N2),
- moins de 10 % : incidents complexes relevant du N3 ou de la R&D.
Les incidents de niveau 1 correspondent à des situations très concrètes :
- robot bloqué dans un couloir,
- mission interrompue,
- capteur en défaut,
- perte de connexion,
- redémarrage nécessaire.
Ces situations ne demandent généralement pas une analyse approfondie ni une intervention R&D. En revanche, elles nécessitent une action rapide pour éviter l’arrêt prolongé du robot.
Sans supervision des systèmes autonomes adapté, ces tickets N1 :
- saturent les équipes techniques,
- ralentissent les projets,
- créent une fatigue opérationnelle.
C’est précisément pour absorber ce volume quotidien que se met en place un
support opérationnel des robots autonomes,
chargé de traiter les incidents simples avant qu’ils n’atteignent les niveaux d’expertise supérieurs.


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Monitoring, supervision et support : trois rôles différents
Dans un écosystème robotique, trois fonctions coexistent, mais leurs rôles sont souvent confondus.
Le monitoring
Le monitoring collecte en continu :- les données capteurs,
- les logs,
- les états système,
- les alertes.
Il s’agit d’une fonction technique intégrée à la plateforme robotique.
La supervision
La supervision consiste à :- visualiser l’état de la flotte,
- détecter les anomalies,
- suivre les performances.
Elle reste souvent au niveau du dashboard ou du NOC robotique, sans traitement direct des incidents.
Le support opérationnel
Le support intervient lorsque l’alerte devient un ticket concret :- un robot est bloqué,
- une mission doit être relancée,
- une action simple est possible à distance.
C’est la partie humaine du dispositif :
- qualification des incidents,
- actions simples à distance,
- escalade vers les équipes techniques.
Le support N1 robotique : une fonction souvent oubliée
Dans les projets robotiques, l’attention se porte naturellement sur :
Or, dès que les robots sont réellement déployés sur le terrain :
C’est là qu’intervient une logique de support N1 robotique, chargée de :
- l’algorithme,
- la navigation,
- la vision,
- l’IA embarquée.
Or, dès que les robots sont réellement déployés sur le terrain :
- les tickets apparaissent,
- les alertes s’accumulent,
- les équipes techniques sont sollicitées.
C’est là qu’intervient une logique de support N1 robotique, chargée de :
- réceptionner les alertes,
- qualifier les incidents,
- réaliser les actions simples à distance,
- relancer les missions,
- escalader vers les équipes N2 ou N3 si nécessaire.
Pourquoi les éditeurs de robots externalisent le N1
Pour un éditeur ou un intégrateur, la question n’est pas seulement technique.
Elle est aussi organisationnelle.
Faut-il mobiliser :
Externaliser le traitement des tickets N1 robotique permet de :
Faut-il mobiliser :
- des ingénieurs R&D,
- des experts navigation,
- des développeurs embarqués,
- un robot bloqué contre une palette,
- une batterie vide,
- un capteur en défaut ?
Externaliser le traitement des tickets N1 robotique permet de :
- décharger les équipes expertes,
- stabiliser l’exploitation terrain,
- maintenir une continuité de service,
- professionnaliser la gestion des incidents.
Cette logique se rapproche des modèles de
support technique hotline
déjà utilisés dans les environnements IT et industriels.
Une logique issue du helpdesk, appliquée à la robotique
Dans l’IT, les incidents utilisateurs ne sont jamais envoyés directement à la R&D.
Le schéma classique repose sur trois niveaux :
- N1 : helpdesk,
- N2 : support technique,
- N3 : éditeur ou R&D.
La robotique suit progressivement la même trajectoire.
Avec la montée en volume des robots en exploitation :
Le support opérationnel robotique devient alors :
Avec la montée en volume des robots en exploitation :
- le monitoring génère des tickets,
- les tickets demandent un traitement,
- le traitement nécessite une organisation.
Le support opérationnel robotique devient alors :
- le premier niveau de traitement,
- le filtre entre le terrain et la R&D,
- le garant de la continuité d’exploitation.
